TEMPS NOUVEAUX
(inédit, 2025)

En retournant dans ma cité natale en Lorraine, je n’imaginais pas qu’un autre monde était né. Les descendants des mineurs sont devenus banquiers ou experts en intelligence artificielle. Et du passé industriel, il ne reste qu’une légende chantée… ”

TEMPS NOUVEAUX
un film de François Caillat
(80’, 2025, inédit)

À Villerupt, ville-frontière entre la France et le Luxembourg, TEMPS NOUVEAUX entremêle mémoire ouvrière et destinées contemporaines dans une fresque cinématographique et musicale.

Le film, conçu comme opéra-documentaire, se déploie sur deux époques : il raconte en musique la vie d’une famille de mineurs italiens dans les années 60 ; il interroge aujourd’hui leurs descendants, employés dans l’IA et la finance luxembourgeoises.

Le récit off est porté par le réalisateur, fils de l’ancien directeur de la mine.

…….

*contacts production : tempofilmsprod@gmail.com et claire.dornoy@lesfilmsdici.fr

*presse et festivals : Mme Ilgaz TAKA
production.1@lesfilmsdici.fr

Teaser du film

Fiche technique

 

TEMPS NOUVEAUX

Titre anglais : New Times

 

80 minutes, couleur, 2025

Scénario original
Cristina Comencini
François Caillat

Musique originale
Carlo Crivelli

Sur un livret de
Valerio Magrelli

Réalisation
François Caillat


Avec les témoignages de
Lucie Casadei, Camille Cialini, Emmanuelle Coisy, Nicolas Lori, Cyprien Perozeni, Sophie Rahem, Mustapha Rahem, Xavier Schramm, Annie Silvestri, Pierre Virgilio


Chanteurs solistes :

Rosa, soprano lyrique
Cecilia Alogi

Teresa, soprano léger
Giada Masi

Aldo, baryton
Marco Severin

Tino, ténor
Simone Di Giulio

Ces quatre rôles sont interprétés à l’image par les chanteurs de l’Ecole de musique DIAPASON de Villerupt :

Rosa
Laurence Migliaccio

Teresa
Julie Muller

Aldo
Julien Duchet

Tino
Bernard Farterl


EQUIPE

Chef opérateur
Jean-Louis Sonzogni
assisté de
Laurent Rischette

Chef-opérateur du son
Arnaud Mellet

Assistantes-réalisatrices
Juliette Esch
Pauline Caillat

Chef-décorateur
Yann Nicolas

Chef maquilleuse
Marie-Elise Valnet

Habilleuse
Emilie Roumegous

Montage
Jean-Luc Simon

Etalonnage
Carlo Thiel

Mixage
Loïc Collignon

.
UNE PRODUCTION

Les Films d’ici
Serge Lalou
Claire Dornoy

Tempo films
Jacqueline Sigaar
Hortense Quitard
Emilie Dudognon

Samsa Film
Jani Thiltges

Promenons-nous dans les bois
Etienne Jaxer-Truer

Avec le soutien de :
Film Fund Luxembourg
Région Grand Est, en partenariat avec le cnc

Ainsi que :
Département de Moselle
Département de Meurthe-et-Moselle
Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle
Agglomération du Grand Longwy
Communauté de Communes Pays Haut Val d’Alzette (CCPHVA)

Le projet a bénéficié  de l’Aide à l’écriture de scénario cinéma –  centre national du cinéma

 

ISAN 0000-0007-4048-0000-W-0000-0000-F
VISA 163 528

À propos du film

Entretien avec François Caillat

Entretien paru dans le media italien “Taxidrivers”, lors de la présentation du film au Rome Film Festival en octobre 2025.


1. Comment est née l’idée de ce film ?

Je suis né et j’ai grandi à Villerupt, la petite ville de Lorraine où se déroule le film. Il y a là une histoire que j’ai trouvée passionnante à raconter. Une histoire très représentative de notre époque.

2. Il s’agit essentiellement de deux histoires et deux genres qui se confondent. C’est ce que nous suggère également la prairie au début, avec ses traces qui s’entremêlent, comme pour nous annoncer que nous allons voir deux histoires qui s’entremêlent à travers de nombreux personnages différents. Êtes-vous d’accord ?

Oui, exactement. Les deux histoires sont le passé et le présent qui s’entremêlent devant nous. En surface, ce sont des champs, des routes, un paysage aujourd’hui ; et sous terre, en profondeur, les galeries de mines qui ont fait la richesse industrielle de cette région pendant un siècle. De ce passé enfoui, on ne voit plus rien, mais certains s’en souviennent…

3. Au début, cela ressemble presque à un conte de fées, avec des images fixes et une voix off qui raconte l’histoire. Et avec l’ajout de la musique, cela ressemble vraiment à un conte. Était-ce votre intention ? 

La rencontre des deux époques est guidée par une voix off, la mienne, qui introduit l’histoire. Mon père était directeur de la mine et je reviens ici, cinquante ans plus tard. Ce n’est pas un reportage mais une enquête mémorielle, un “retour au pays de mon enfance”. On peut parler de conte, je suis d’accord avec vous. J’ai essayé de faire un film plus poétique que réaliste.

4. C’est comme si les images parlaient, dans le sens où nous voyons souvent des lieux inhabités ou des objets utilisés dans le passé, entourés de silence. Presque comme si le fait de les observer leur permettait d’être des personnages à part entière. Est-il juste de dire que vous recherchiez une implication de tout l’environnement afin que pas seulement les personnes, mais aussi les objets racontent une histoire ?

Avec le temps, les hommes disparaissent, la mémoire faiblit, bientôt il n’y a plus de témoins du passé, ni de personnages pour en parler. Mais il reste des lieux, des objets qui évoquent un monde disparu. Il suffit de les regarder, les filmer en silence, leur donner du temps dans la longueur d’un plan. Ce sont des traces qui racontent une histoire. Cette manière d’évoquer le passé, je l’ai déjà souvent utilisée dans mes autres films. Dans celui-ci, j’ai voulu ajouter une autre manière de faire : grâce à la musique.

5. Pourquoi avez-vous décidé d’ajouter la partie musicale? Pensez-vous que cela puisse être un moyen d’attirer davantage le public qui se sent plus impliqué ?

Dans ce film, je parle du présent en le filmant devant nous. Je parcours la petite ville de Villerupt aujourd’hui, et ses habitants s’entretiennent avec moi. Mais pour parler du passé, je fais le choix de le représenter musicalement : sous la forme d’un opéra. Je filme la vie d’une famille de mineurs à Villerupt dans les années 1950, un couple et ses deux enfants, et leurs rôles sont chantés.

J’ai imaginé les scènes de cet opéra avec Cristina Comencini et nous avons proposé au poète Valerio Magrelli d’écrire les paroles chantées. Ensuite une musique originale a été écrite par le compositeur Carlo Crivelli.

Les quatre personnages sont italiens et ils chantent en italien, parce que, à l’époque, Villerupt était surtout peuplée d’Italiens qui avaient émigré dans toute la région, depuis le début XXème siècle, pour travailler dans les mines.

6. Il est également intéressant de mélanger plusieurs aspects: la partie musicale et la partie non musicale, le présent et le passé, l’Italie et la France. Peut-on définir ce film comme un film de contrastes ?

Oui c’est un film de contrastes, mais aussi de continuité. On découvre deux époques très différentes : en 1950, c’est un monde matériel, le travail manuel dans les mines, la vie collective dans les cités que nous chante une famille ouvrière ; et aujourd’hui, c’est un monde dématérialisé, virtuel, où les jeunes gens sont employés dans l’informatique et l’intelligence artificielle. Pourtant, à Villerupt, ces deux mondes contrastés sont en continuité : les immigrés italiens sont restés vivre ici, les descendants des mineurs sont aujourd’hui des informaticiens, des banquiers, des spécialistes de l’IA. Une continuité familiale existe, mais le monde a totalement changé. Les “Temps nouveaux” (le titre du film) sont des temps anciens qui se sont transportés de père en fils jusqu’à nous.

7. Est-il juste de dire que le film est une réflexion sur les conséquences des actes? Dans le sens où tout ce qui s’est passé dans le passé a évidemment des répercussions sur le présent, en particulier dans les paroles et la vie des successeurs et des descendants. La mémoire devient fondamentale et elle est en quelque sorte représentée par la partie musicale, qui semble être la plus intéressante et la plus importante, mais qui se perd ensuite dans le chaos du présent.

Effectivement la mémoire est importante dans ce film. Elle est incarnée par ces chanteurs qui font revivre devant nous l’époque des années 1950 : c’est un retour du passé, un revival presque magique (je pense au “conte” que vous évoquiez plus haut). Mais je ne sais pas si ce passé a eu de réelles répercussions sur les jeunes gens d’aujourd’hui. Les descendants des mineurs, interrogés dans le film, se sentent encore un peu italiens, ils savent que leurs familles sont arrivées autrefois d’Ombrie ou de Vénétie, ils ont entendu parler du travail à la mine, mais pour le reste… ce monde passé leur semble très lointain ! C’était là, pour moi, l’intérêt d’un tel film : monter en parallèle deux mondes très différents dont l’un provient pourtant de l’autre.

8. Comment s’est passée la collaboration avec Cristina Comencini pour le scénario ?

Très bien. J’étais content de travailler avec elle sur ce film. Avant d’être la cinéaste que l’on connaît, elle a été (et reste) une excellente scénariste. Elle m’a aidé à synthétiser le sujet et à lui donner le sens de la narration, comme dans un film de fiction.

 

Entretien réalisé par Veronica Ranocci

En ligne (en italien) :
https://www.taxidrivers.it/483161/interviews/tempi-nuovi-intervista-con-il-regista-francois-caillat.html

Autour du film

Contacts et liens : production, diffusion, distribution

Supports disponibles à la programmation :

Distribution du film :

Location du film pour séances collectives (secteur culturel) :

Edition DVD

Dans la presse

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« Une œuvre sensible et audacieuse, suspendue entre le cinéma du réel, la mémoire de l’enfance et la tradition de l’opéra italien »

Rencontre avec François Caillat et Cristina Comencini autour de Temps nouveaux
par Lorenzo Nuzzo – Rome, octobre 2025
(traduit de l’italien)

À l’occasion de la 20ᵉ édition du Rome Film Festival, nous avons rencontré le réalisateur François Caillat et la co-scénariste Cristina Comencini pour parler de Temps nouveaux, un film intime et contemporain, un documentaire qui navigue entre l’auto-récit et la mémoire musicale.

Parmi les projections spéciales du festival, Temps nouveaux se distingue comme une œuvre sensible et audacieuse, suspendue entre le cinéma du réel, la mémoire de l’enfance et la tradition de l’opéra italien.
Réalisé par François Caillat et coécrit avec Cristina Comencini, le film puise dans les racines ouvrières de Villerupt, petite ville à la frontière entre la France et le Luxembourg. Dans les années 1960, elle devint une nouvelle patrie pour de nombreux mineurs italiens — travailleurs infatigables et passionnés d’opéra.

Caillat y retourne, filmant les maisons de son enfance, restées presque inchangées, avant de rencontrer les descendants de ces mineurs. Ces petits-enfants, désormais actifs au Luxembourg dans la finance ou les technologies, incarnent une autre forme de travail et de modernité.
« Dans mes films, je me demande toujours comment représenter le passé », confie Caillat. Avec Comencini, il évoque ici le processus artistique et la frontière poreuse entre documentaire et fiction.

Une rencontre entre l’opéra et le réel

Temps nouveaux naît d’un mélange rare : d’un côté, la musique d’un opéra sur le monde ouvrier, composé par Carlo Crivelli sur un livret de Valerio Magrelli ; de l’autre, un documentaire tourné à Villerupt.
Un mariage inhabituel entre la réalité et la musique.

François Caillat : « C’est vrai, c’est rare, et c’est justement pour ça que j’ai eu envie de le faire. J’ai tourné beaucoup de documentaires, mais j’aime expérimenter de nouvelles formes. Et comme il est difficile de trouver des financements, il faut avoir une forte motivation. Pour moi, la nouveauté, c’est une forme d’énergie. »

Mais au départ, le projet a suscité des doutes.

« Tout le monde me disait que ça ne marcherait pas, que ça n’avait jamais été fait. Et parce que cela n’avait jamais été fait, on en concluait que ce n’était pas possible ! Je ne savais pas si ça allait fonctionner, mais j’ai essayé. Et finalement, le résultat m’a surpris. Au cinéma, il faut oser, sinon on refait toujours la même chose. »

Cette audace, dit-il, s’accompagne d’une part d’inconscience :

« Faire un film, c’est accepter de ne pas savoir. C’est comme un peintre qui commence une toile sans modèle : on avance dans l’incertitude. C’est ça, l’excitation de la création. »

Une mise en scène du passé

Caillat n’avait jamais filmé l’opéra auparavant.

« C’était un vrai work in progress. Il n’y avait pas de scénario figé, mais beaucoup d’énergie et de curiosité. C’est pour ça que j’aime le documentaire : on ne sait jamais ce qui va arriver. »

Pour lui, Temps nouveaux pose la question centrale de son œuvre : comment représenter le passé ?

« Les approches classiques — archives, entretiens, historiens — ne me suffisent plus. J’ai voulu mettre en scène le passé, non pas comme dans une fiction, mais comme une reconstitution volontaire au sein du documentaire. Dans le film, les grands-parents chantent pendant que les enfants parlent. Autrefois, la famille chantait ; aujourd’hui, elle se souvient. »

Et derrière cette réflexion, une idée politique :

« La mémoire ouvrière est indissociable de la mémoire musicale. L’opéra a façonné la culture italienne au XIXᵉ siècle. Même dans les milieux modestes, il y avait une immense sensibilité musicale. »

Les lieux de la mémoire

François Caillat : « Les lieux ont conservé une beauté intacte. Les maisons des mineurs sont toujours là. »
Cristina Comencini : « C’est de là qu’est née l’idée. François est retourné dans ce quartier ouvrier : les maisons étaient les mêmes, mais devant, il y avait des BMW et des Mercedes. Le matin, les habitants partaient au Luxembourg pour travailler dans les banques, puis revenaient le soir. On s’est dit que, dans cette ville silencieuse, les anciens ouvriers pouvaient revenir chanter. »

Les images nocturnes des voitures, symboles d’une nouvelle civilisation, sont nées spontanément lors du tournage.

Comencini : « Ce que j’aime dans le travail de François, c’est cette recherche constante à travers le cinéma. Nous nous sommes rencontrés au festival de Villerupt, un grand rendez-vous du cinéma italien. Là-bas, les immigrés italiens continuaient de réclamer les films d’Alberto Sordi. Temps nouveaux relie nos deux pays — la France et l’Italie — et rend hommage à ces ouvriers qui chantaient… mais qui, souvent, mouraient aussi. »

Un film personnel et sensible

François Caillat : « Le film a été tourné dans la maison où je suis né et où j’ai grandi pendant dix ans. C’est donc aussi une recherche sur mon enfance. L’émotion est très forte. Si une influence existe, c’est celle de mes souvenirs. J’ai voulu faire un film sensible, pas démonstratif ni sociologique. C’est un film sur ma propre histoire. »

Entre fiction et réalité

Cristina Comencini : « Je viens de la fiction, François du documentaire. C’était notre première collaboration de ce genre. Ce qui m’a plu, c’est que malgré le cadre documentaire, il y avait une vraie histoire à raconter. Aujourd’hui, beaucoup de films de fiction s’inspirent du documentaire. Ici, c’est l’inverse : le réel emprunte au cinéma de fiction. Et c’est dans l’opéra chanté que se trouve le cœur du film. »

 

 

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SYNOPSIS

This is where the eras and destinies of families converge, families, from the Umbria, Veneto and Apulia regions who moved permanently to Lorraine, in eastern France, and Villerupt in particular. A human adventure spanning more than a century, marked by continuity, but more often by the unexpected.

 

COMMENTARY

Temps nouveaux is a surprisingly lyrical opera, with sung spoken interludes, words by Valerio Magrelli and music by Carlo Crivelli. Caillat, a master of film-essai, approaches memory with great sensitivity and expands the horizons of the documentary bringing together apparently distant narrative and artistic forms.

 

DIRECTOR’S STATEMENT

I came back to the city where I was born. I remember it as made of iron, steel and the songs of the Italian miners. Today the descendants of these miners have become bankers and computer scientists… all that is left of the past is a legend set to music. To me, Temps nouveaux is a sentimental film.

 

BIOGRAPHY

François Caillat is a French director who combines storytelling with documentary filmmaking in his feature films. His youthful experiences include the experimentations of Ariane Mnouchkine and the Théâtre du Soleil, as well as a degree in philosophy from the Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud. Some of the themes he chooses to address are the relationship with the past, and the encounter between what is living and what is no more.

remplissage en cours

Alla ventesima edizione della Festa del Cinema di Roma (2025), nella sezione Special Screening, sarà presentato in anteprima TEMPI NUOVI, il nuovo lavoro del regista francese François Caillat, scritto insieme a Cristina Comencini.

Caillat, spesso definito un “cineasta della memoria”, ha firmato lungometraggi e documentari premiati in festival internazionali come IDFA, Toronto, CPH:DOX e Cinéma du Réel. La sua ricerca autoriale si concentra sulla memoria collettiva e sulle storie dimenticate, capaci di restituire vita a mondi scomparsi. Tra i suoi titoli più noti figurano Una giovinezza innamorata, Tre soldati tedeschi, Benvenuti a Bataville e L’affare Valérie.

Con Tempi Nuovi, il regista intreccia due dimensioni: da un lato un’opera lirica sul mondo operaio composta da Carlo Crivelli su libretto di Valerio Magrelli, dall’altro un documentario girato a Villerupt, città mineraria della Lorena e luogo d’origine dello stesso Caillat. Un territorio che nel Novecento accolse migliaia di lavoratori italiani in cerca di futuro.

Il film rievoca la vita di una famiglia di minatori negli anni Sessanta e dà voce ai loro discendenti, oggi impegnati in professioni legate alla finanza e allo sviluppo dell’intelligenza artificiale. In questo passaggio tra generazioni si delinea il cuore del racconto: la trasformazione dei legami sociali, il tramonto della civiltà operaia e l’avvento di un nuovo mondo.

«Tornando nella mia città natale – racconta Caillat – non mi aspettavo di scoprire un paesaggio così diverso. Ho lasciato canti di minatori e acciaierie, ho trovato algoritmi e banche. I nipoti dei minatori sono diventati informatici e banchieri. Del passato resta soltanto una leggenda cantata».

Tempi Nuovi diventa così un affresco cinematografico e musicale che unisce memoria collettiva e traiettorie individuali, riflettendo sulle lotte di ieri e sulle sfide di oggi.

 

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SINOSSI

Qui si mescolano le poche e i destini di quelle famiglie umbre, venete, pugliesi che si trapiantarono, a suo tempo, stabilmente in Lorena, nella Francia orientale, in particolare a Villerupt. Un’avventura umana che dura da oltre un secolo, tra continuità e, soprattutto, imprevisti.

NOTA SUL FILM

Tempi Nuovi è una sorprendente opera lirica, con interludi cantati e recitati, con parole i Valerio Magrelli e musiche di Carlo Crivelli. Caillat, maestro del film-essai, lavora con grande sensibilità sulla memoria ed espande i limiti del documentario, facendo dialogare forme narrative e artistiche apparentemente lontane.

NOTE DI REGIA

Sono tornato nella città dove sono nato. La ricordavo fatta di ferro, acciaio, e dei canti dei minatori italiani. Oggi i discendenti dei minatori sono diventati banchieri e informatici… del passato non resta che una leggenda musicata. Tempi Nuovi è per me un film sentimentale.

BIOGRAFIA

François Caillat è un regista francese autore di lungometraggi che uniscono il racconto al documentario. Citiamo, tra i suoi trascorsi di gioventù, le sperimentazioni di Ariane Mnouchkine e del Théâtre du Soleil, e una laurea in filosofia alla Normale di Saint-Cloud. Tra i temi che affronta volentieri: la relazione con il passato e l’incontro di ciò che è vivente con ciò che non lo è più.

 

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MEDIA:


>>>>>> SentieriSelvagi

RoFF20 – Intervista a François Caillat e Cristina Comencini per Temps nouveaux

 

 

>>>>>>>  Taxidrivers

 

https://www.taxidrivers.it/483161/interviews/tempi-nuovi-intervista-con-il-regista-francois-caillat.html

FESTIVAL DI ROMA

‘Tempi nuovi’ intervista con il regista François Caillat

Sceneggiato con Cristina Comencini, il film intreccia due fili narrativi: un’opera sul vecchio mondo operaio composta da Carlo Crivelli su un libretto di Valerio Magrelli e un documentario girato a Villerupt, in Lorena, una città mineraria dove emigrarono, nel XX° secolo, migliaia di lavoratori italiani

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françois caillat

Special Screening alla Festa del Cinema di Roma 2025, il film Tempi Nuovi, diretto da François Caillat e sceneggiato con Cristina Comencini, intreccia due fili narrativi: un’opera sul vecchio mondo operaio composta da Carlo Crivelli su un libretto di Valerio Magrelli e un documentario girato a Villerupt, in Lorena, una città mineraria dove emigrarono, nel XX° secolo, migliaia di lavoratori italiani.

Nel contesto della Festa del Cinema di Roma abbiamo fatto alcune domande al regista e sceneggiatore François Caillat.

François Caillat e il suo Tempi Nuovi

Com’è nata l’idea di questo film?

Sono nato e cresciuto a Villerupt, la piccola città della Lorena dove è ambientato il film. Lì ho trovato una storia appassionante da raccontare. Una storia molto rappresentativa della nostra epoca.

Sono fondamentalmente due storie e due generi che si fondono tra loro. A dircelo è anche la distesa di prato all’inizio con delle scie che si intrecciano tra loro come ad anticipare che quello che vedremo saranno due storie intrecciate attraverso tanti personaggi diversi. Sei d’accordo?

Sì, esattamente. Le due storie sono il passato e il presente che si intrecciano davanti ai nostri occhi. In superficie, oggi ci sono campi, strade, un paesaggio; e sottoterra, in profondità, le gallerie delle miniere che hanno reso ricca industrialmente questa regione per un secolo. Di questo passato sepolto non si vede più nulla, ma alcuni lo ricordano…

Una fiaba?

All’inizio sembra quasi come una fiaba con le immagini ferme e la voce fuoricampo che racconta. E con l’inserimento della parte musicale sembra effettivamente una favola. Era questo il tuo intento?

L’incontro tra le due epoche è guidato da una voce fuori campo, la mia, che introduce la storia. Mio padre era direttore della miniera e io torno qui, cinquant’anni dopo. Non è un reportage, ma un’indagine sulla memoria, un “ritorno al paese della mia infanzia”. Si può parlare di racconto, sono d’accordo con te. Ho cercato di realizzare un film più poetico che realistico.

françois caillat

È come se le immagini parlassero nel senso che spesso vediamo luoghi disabitati o oggetti che venivano usati in passato circondati dal silenzio. Quasi come se osservarli permettesse loro di essere dei personaggi a tutti gli effetti. È giusto dire che cercavate un coinvolgimento di tutto l’ambiente in modo che non solo le persone, ma anche gli oggetti raccontassero una storia?

Con il passare del tempo, gli uomini scompaiono, la memoria si affievolisce, presto non ci saranno più testimoni del passato, né personaggi che ne parlino. Ma rimangono i luoghi, gli oggetti che evocano un mondo scomparso. Basta guardarli, filmarli in silenzio, dedicare loro tempo in un lungo piano sequenza. Sono tracce che raccontano una storia. Ho già utilizzato spesso questo modo di evocare il passato nei miei altri film. In questo ho voluto aggiungere un altro modo di farlo: grazie alla musica.

La musica nel film di François Caillat

A proposito di musica, come mai hai deciso di inserire la parte musicale? Credi che possa essere un modo per attirare maggiormente il pubblico che si sente più coinvolto?

In questo film parlo del presente filmandolo davanti a noi. Oggi percorro la piccola città di Villerupt e i suoi abitanti conversano con me. Ma per parlare del passato, ho scelto di rappresentarlo musicalmente: sotto forma di un’opera. Filmo la vita di una famiglia di minatori a Villerupt negli anni ’50, una coppia e i loro due figli, e i loro ruoli sono cantati.

Ho immaginato le scene di quest’opera con Cristina Comencini e abbiamo chiesto al poeta Valerio Magrelli di scrivere i testi cantati. Successivamente, il compositore Carlo Crivelli ha scritto una colonna sonora originale.

I quattro personaggi sono italiani e cantano in italiano perché all’epoca Villerupt era popolata soprattutto da italiani che erano emigrati in tutta la regione dall’inizio del XX secolo per lavorare nelle miniere.

Interessante anche il fatto di mescolare più aspetti: la parte musicale e la parte non musicale, il presente e il passato, l’Italia e la Francia. Si può definire un film di opposti?

Sì, è un film di contrasti, ma anche di continuità. Si scoprono due epoche molto diverse: il 1950 è un mondo materiale, il lavoro manuale nelle miniere, la vita collettiva nei quartieri popolari che ci racconta una famiglia di operai; oggi è un mondo smaterializzato, virtuale, dove i giovani lavorano nell’informatica e nell’intelligenza artificiale. Tuttavia, a Villerupt, questi due mondi contrastanti sono in continuità: gli immigrati italiani sono rimasti a vivere qui, i discendenti dei minatori sono oggi informatici, banchieri, specialisti di IA. Esiste una continuità familiare, ma il mondo è completamente cambiato. I Tempi nuovi (il titolo del film) sono tempi antichi che sono stati tramandati di padre in figlio fino a noi.

L’importanza della memoria

È corretto dire che il film è una riflessione sulle conseguenze delle azioni? Nel senso che tutto quello che è successo nel passato ovviamente si ripercuote nel presente e in particolare nelle parole e nella vita dei successori e dei discendenti. La memoria diventa fondamentale e in qualche modo è rappresentata dalla parte musicale, sembra essere la più interessante e importante, ma poi si perde nel caos del presente.

Effettivamente la memoria è importante in questo film. È incarnata da questi cantanti che fanno rivivere davanti ai nostri occhi l’epoca degli anni ’50: è un ritorno al passato, un revival quasi magico (penso alla “fiaba” di cui parlavi prima). Ma non so se questo passato abbia avuto ripercussioni reali sui giovani di oggi. I discendenti dei minatori, intervistati nel film, si sentono ancora un po’ italiani, sanno che le loro famiglie sono arrivate un tempo dall’Umbria o dal Veneto, hanno sentito parlare del lavoro in miniera, ma per il resto… quel mondo passato sembra loro molto lontano! Per me, questo era l’interesse di un film del genere: mettere a confronto due mondi molto diversi, uno dei quali però deriva dall’altro.

François Caillat e Cristina Comencini

Com’è stato lavorare con Cristina Comencini alla sceneggiatura?

Molto bello. Sono stato felice di lavorare con lei a questo film. Prima di diventare la regista che conosciamo, era (e rimane) un’ottima sceneggiatrice. Mi ha aiutato a sintetizzare l’argomento e a dargli un senso narrativo, come in un film di finzione.

Quale pensi sia il responso del pubblico italiano?

Ottimo, spero! Perché è un film con un tema franco-italiano, cosa rara! È ambientato in una città franco-italiana, racconta un secolo di collaborazione industriale tra i due paesi (gli immigrati italiani, con il loro lavoro assiduo nelle miniere, hanno arricchito la Francia per un secolo), è un film parlato in francese e cantato in italiano… C’è davvero di che rallegrarsi e riunire gli spettatori dei nostri due paesi!

Sono Veronica e qui puoi trovare altri miei articoli

Tempi nuovi

  • Genere: Documentario
  • Nazionalita: Italia, Francia
  • Regia: François Caillat